Notre philosophie d’élevage

Le bien-être psychologique et physique des chats et de votre futur chaton sont les principes fondamentaux sur lesquels repose la philosophie d’élevage de la Chatterie Le Berceau. Dans cet esprit, tous les choix faits et toutes les décisions prises sont intimement liés à cet éthique de travail.

Nos reproducteurs…

L’environnement

Notre passion, c’est de partager notre vie avec celle de nos chats, nous vivons donc tous ensemble, librement dans notre maison à deux étages, lumineuse, aérée, dans laquelle nos chats ont accès, partout, à un environnement enrichi (possibilité de courir, grimper, dormir en hauteur, se cacher et se prélasser sur les sofas).

Pratiques de reproduction

 Les femelles donnent naissance une fois par année seulement (aux 10-12 mois environ).

Pour le bien-être psychologique des chats et le nôtre, nous faisons le choix d’avoir un petit élevage dans chacune de nos deux races : il est très exigeant d’élever des chatons. Cela requiert énormément de temps et d’énergie. Comme nous visons sans relâche à bien faire les choses, il est nécessaire de ne pas avoir trop de reproducteurs. Tous nos chats ont leurs besoins, les chatons ont de grands besoins quotidiens, il faut avoir le temps de prendre soin de tous et chacun.

Parce que nous mettons la santé et le bien-être de nos chats en priorité, adopter un chaton chez nous vous demande d’être patients : peu de portées dans une année.

Pratiques concernant la santé des reproducteurs: la santé de votre chaton, avant même qu’il ne soit conçu…

 Génétique : Notre programme d’élevage rigoureux tient compte du pedigree de chaque reproducteur pour ainsi éviter la consanguinité.

Maladies génétiques et contagieuses : Dans notre pratique, rien n’est laissé au hasard : nous faisons tous les tests de santé qu’il est actuellement possible de faire.

Tests à faire pour les maladies génétiques chez le Maine coon :

  • Dépistage de la CMH (échographie cardiaque, aux 18-24 mois, par un cardiologue, et le test ADN aussi).
  • Dépistage de la Dysplasie de la hanche (radiographie des hanches).
  • Nos reproducteurs qui proviennent de l’extérieur du Canada passent en plus les tests pour le SMA, PKD1, PKdef.

 Tests à faire pour les maladies génétiques chez le Balinais-Siamois :

APR/PRA : Atrophie progressive de la rétine, qui entraine la cécité vers l’âge de trois ans (test par ADN).

 

Tests que nous choisissons de faire sur nos reproducteurs pour les maladies contagieuses : Leucose (Felv), Sida (VIF), PCR et tests digestifs (ADN et coprologie ou analyse de selles).

Vaccins : Nos reproducteurs sont tous vaccinés dans les délais requis (selon le protocole établi) et ont un examen général tous les ans, minimum.

Vermifuge : Nos reproducteurs et nos chatons reçoivent un protocole bien établi. Pour les chatons, il s’agit de trois traitements au Fenbendazole avant leur départ.

Onyxectomie ou Phalangectomie : Toujours dans la cohérence de notre souci du bien-être de nos chats et chatons, nous refusons de vendre un chaton à un client qui veut le faire dégriffer. Le dégriffage est une mutilation de l’animal parce que c’est une amputation volontaire et inutile de ses « doigts ». En revanche, nous éduquons nos chatons de sorte qu’ils savent vivre parmi les humains sans rien abîmer de leur environnement (meubles, murs, etc.) et sans blesser les gens.

 

Les chatons… vos futurs bébés

 

Dans quel environnement physique et psychosocial sont élevés les chatons, de la naissance jusqu’à leur départ ?

À titre d’éleveur, il est nécessaire de bien connaitre et d’observer soigneusement les différentes phases du développement psychosocial d’un chaton, c’est une implication majeure de l’éleveur dans le développement des habiletés sociales et relationnelles des chatons : faire de ces bébés d’adorables chats équilibrés et affectueux.

  • Nos chatons passent les trois premières semaines de leur vie dans la chatterie, une pièce au deuxième étage de la maison, dans les aires de repos de celle-ci. Plus précisément, ils sont dans la maternité (petite maison de bois, sécurisée, chauffée, douillette), avec leur maman. Ils sont alors dans un milieu calme et n’ont pas, à ce stade, de contact avec le monde environnant, à l’exception de l’éleveuse.
  • À partir de la troisième semaine, ils commencent à s’aventurer à l’extérieur de la maternité pour explorer plus à fond la chatterie, mais nous agrandissons graduellement leur aire de vie (ils n’ont pas accès à toute la pièce, c’est trop tôt).
  • Ils grandissent dans cette pièce, stimulante et lumineuse, jusqu’à l’âge de 6 à 8 semaines. Pendant cette période, ils sont exposés aux bruits de la maison et voient les autres chats, les autres humains à travers la porte grillagée de la chatterie. Nous travaillons alors plus en profondeur la socialisation, c’est pourquoi les chatons ne doivent pas être isolés complètement du reste de la maison, mais doivent tout de même être encore protégés : gardés en sécurité, sans contact direct avec les visiteurs et les autres animaux. Ils apprennent doucement qu’un monde extérieur existe et ils s’y habituent lentement. 
  • À partir de l’âge de 6 à 8 semaines ou à peu près (lorsque la portée est propre), les chatons descendent au salon : nous les déménageons dans une autre pièce pour travailler leur souplesse d’adaptation, pour augmenter d’un cran la socialisation. Ils continuent d’être en contact indirect avec les autres chats de la maison (le salon est fermé par des portes vitrées), mais ils vivent dès lors parmi tous les humains de la maison et poursuivent leur apprentissage de la vie avec ces derniers. Ils sont avec nous sur les sofas, ils sont soumis aux bruits de la cuisine — juste à côté—, aux sons de la télévision, de la musique et de la rue (notre maison est située très près de la rue, les chatons s’habituent rapidement à entendre plusieurs sons différents, de différente intensité et souvent surprenants).
  • Environ une semaine après leur premier vaccin (11e semaine), nous laissons les chatons gambader dans toute la maison. Ils font alors la rencontre officielle des autres chats, vivent diverses situations auxquelles ils doivent s’adapter; ils découvrent d’autres lieux, objets, odeurs. Ils apprennent à gérer les dangers, les risques, le stress et, surtout, ils s’amusent comme des fous. Ils ont toujours très hâte à cette étape.

Dans notre philosophie d’élevage, il nous tient aussi à coeur de respecter la nature féline, de laisser la maman chatte accomplir son rôle, de ne pas trop nous imposer dans l’éducation de ses chatons parce qu’il y a des parties de leur apprentissage de la vie qu’elle seule peut faire. Nous sommes là pour l’aider, pour l’accompagner dans son travail de maman.

Ce que la maman chatte fait pour éduquer ses bébés…

La chatte donne un enseignement non négligeable à ses petits, il est par conséquent primordial de lui laisser le temps de faire leur éducation.

Au terme de l’éducation et de la socialisation de votre chaton…

Maman chatte aura passé les deux premières semaines de leur vie à nettoyer ses bébés, à les nourrir et à les réchauffer, à établir une relation affective avec eux.

À travers les semaines subséquentes, elle aura aussi supervisé et encadré les jeux entre chatons. Dans ces jeux, les chatons apprennent à se comporter convenablement en société : on joue sans faire mal, on attend son tour, on ne se fâche pas inutilement (pas d’agressivité, pas de griffes sorties ou de mordillage).

De la 10e jusqu’à la 16e semaine de vie, la chatte aura préparé ses chatons à la quitter en travaillant progressivement à les rendre autonomes. Lentement, elle provoque une rupture avec eux afin qu’ils soient séparés d’elle sans en être déséquilibrés, sans développer de carences affectives et émotionnelles. Ainsi, ses chatons ne seront pas dépendants affectifs, ils seront au contraire sains d’esprit, heureux et n’auront pas les problèmes de comportement désagréables typiques d’un sevrage précoce.

 

La socialisation est nécessaire au développement de leur intelligence et de leur tempérament : leur équilibre mental et émotionnel, qui est absolument essentiel à leur bonheur et au vôtre.

Dans toutes les étapes de la socialisation, qui se déroule entre la 9e journée et la 16e semaine de vie, nous les aurons manipulés tous les jours, nous les aurons exposés à différents stimuli sensoriels (odeurs, textures, bruits, lumières), nous les aurons stimulés par une panoplie de jeux divers, par la parole, par l’écoute de musiques variées, par le contact avec différentes personnes (hommes, femmes, enfants).

Tout ce travail permet de développer chez le chaton une grande capacité d’adaptation aux situations nouvelles, une force intérieure stable, un lien affectif avec les humains et donc d’offrir aux adoptants des chatons d’une rare qualité.

La socialisation complète étant atteinte à l’âge de 16 semaines, nous faisons le choix de ne laisser aller nos chatons dans leur famille adoptive qu’à cet âge, et pas avant.

 

 

Ce nous attendons de nos adoptants…

Adopter un chat ne devrait jamais être un geste précipité, cela devrait tout au contraire toujours être un acte réfléchi.

Nos adoptants doivent avoir le même souci du bien-être de leur chaton que nous : avoir la volonté d’investir dans du matériel pour répondre aux besoins de leur chat : griffoirs, arbres à chats, jouets, confort général, accès à la troisième dimension (les hauteurs); lui offrir quotidiennement une nourriture de qualité adaptée à ses besoins; ne jamais le faire dégriffer, ne jamais le violenter, ne jamais l’abandonner.

Enfin, nos adoptants doivent pouvoir nous faire confiance et se sentir à l’aise avec notre façon de travailler : nous privilégions le contact humain agréable et simple, il nous importe que les gens se sentent bien s’ils décident d’adopter chez nous.